Pêche: il faut le tuer... et le remettre à l'eau
Image © Keystone
Attraper les poissons puis les remettre à l'eau vivants, c'est terminé! Le «no kill» est interdit par la loi sur la protection des animaux. Les poissons ne doivent plus être maltraités. Grosse polémique!
Laurent Donzel - le 05 mars 2009, 22h23
Le Matin
La saison de la pêche est ouverte. Mais beaucoup de pêcheurs sont fâchés. Pour la première fois, il n'est plus possible de pratiquer le «no kill». Cette technique de pêche, souvent à la mouche, consiste à attraper le poisson, puis le remettre à l'eau vivant, quelle que soit sa taille. C'est le plaisir de la pêche et la beauté du geste qui sont recherchés.
Mais le «no kill» est formellement interdit aujourd'hui. Une ordonnance fédérale sur la protection des animaux y a mis fin. Elle interdit de pêcher le poisson dans le but de le remettre vivant à l'eau. Pourquoi? «Pour éviter le stress et les blessures à l'animal, c'est une question philosophique et éthique», explique Daniel Hefti, collaborateur à la Section pêche et faune aquatique de l'Office fédéral de l'environnement (OFES).
Cette décision s'inscrit dans la nouvelle loi sur la protection des animaux «Le poisson ne doit plus être utilisé comme objet d'amusement, poursuit-il. Les secteurs «no kill» sont interdits, aussi pour des raisons écologiques.» Le «no kill» était particulièrement en vogue ces dernières années. Sa suppression soulève l'incompréhension des pêcheurs: «Eviter que le poisson ne souffre? C'est complètement idiot!» s'exclame Paul Hofer, président de l'association de pêcheurs La Gaule.
Sur les forums Internet des passionnés de pêche, on réagit violemment: «En l'an de disgrâce 2009, une poignée de fanatiques de la cause animale instaurèrent avec la complaisance lâche des politiques de l'époque une loi que l'on sait aujourd'hui irresponsable», écrit-on. Car les problèmes ne s'arrêtent pas au «no kill». Et les règlements sur la pêche et le brevet se superposent à la protection des animaux. Beaucoup de pêcheurs s'arrachent les crins pour pouvoir comprendre. «C'est la cata pour tout le monde, ajoute Paul Hofer. Toutes ces contradictions énervent tous les pêcheurs.»
Ainsi la loi pour la protection des animaux demande que l'on abrège les souffrances du poisson s'il est blessé. Le pêcheur doit donc le tuer dans les règles de l'art. Mais si le poisson n'atteint pas une certaine taille, il doit aussi le remettre à l'eau, comme c'est le règlement. Car s'il se fait pincer avec des poissons hors la loi, bonjour le retrait de permis! «C'est complètement loufoque: remettre les poissons morts à l'eau, cela va à l'encontre de la loi fédérale sur les épizooties», constate Ernest Regard, président de la Société vaudoise des pêcheurs de rivières. L'application et le contrôle poseront en tout cas de gros problèmes pour les gardes-pêche: «Je n'aimerais pas être à leur place», plaisante Paul Hofer.
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Attraper les poissons puis les remettre à l'eau vivants, c'est terminé! Le «no kill» est interdit par la loi sur la protection des animaux. Les poissons ne doivent plus être maltraités. Grosse polémique!
Laurent Donzel - le 05 mars 2009, 22h23
Le Matin
La saison de la pêche est ouverte. Mais beaucoup de pêcheurs sont fâchés. Pour la première fois, il n'est plus possible de pratiquer le «no kill». Cette technique de pêche, souvent à la mouche, consiste à attraper le poisson, puis le remettre à l'eau vivant, quelle que soit sa taille. C'est le plaisir de la pêche et la beauté du geste qui sont recherchés.
Mais le «no kill» est formellement interdit aujourd'hui. Une ordonnance fédérale sur la protection des animaux y a mis fin. Elle interdit de pêcher le poisson dans le but de le remettre vivant à l'eau. Pourquoi? «Pour éviter le stress et les blessures à l'animal, c'est une question philosophique et éthique», explique Daniel Hefti, collaborateur à la Section pêche et faune aquatique de l'Office fédéral de l'environnement (OFES).
Cette décision s'inscrit dans la nouvelle loi sur la protection des animaux «Le poisson ne doit plus être utilisé comme objet d'amusement, poursuit-il. Les secteurs «no kill» sont interdits, aussi pour des raisons écologiques.» Le «no kill» était particulièrement en vogue ces dernières années. Sa suppression soulève l'incompréhension des pêcheurs: «Eviter que le poisson ne souffre? C'est complètement idiot!» s'exclame Paul Hofer, président de l'association de pêcheurs La Gaule.
Sur les forums Internet des passionnés de pêche, on réagit violemment: «En l'an de disgrâce 2009, une poignée de fanatiques de la cause animale instaurèrent avec la complaisance lâche des politiques de l'époque une loi que l'on sait aujourd'hui irresponsable», écrit-on. Car les problèmes ne s'arrêtent pas au «no kill». Et les règlements sur la pêche et le brevet se superposent à la protection des animaux. Beaucoup de pêcheurs s'arrachent les crins pour pouvoir comprendre. «C'est la cata pour tout le monde, ajoute Paul Hofer. Toutes ces contradictions énervent tous les pêcheurs.»
Ainsi la loi pour la protection des animaux demande que l'on abrège les souffrances du poisson s'il est blessé. Le pêcheur doit donc le tuer dans les règles de l'art. Mais si le poisson n'atteint pas une certaine taille, il doit aussi le remettre à l'eau, comme c'est le règlement. Car s'il se fait pincer avec des poissons hors la loi, bonjour le retrait de permis! «C'est complètement loufoque: remettre les poissons morts à l'eau, cela va à l'encontre de la loi fédérale sur les épizooties», constate Ernest Regard, président de la Société vaudoise des pêcheurs de rivières. L'application et le contrôle poseront en tout cas de gros problèmes pour les gardes-pêche: «Je n'aimerais pas être à leur place», plaisante Paul Hofer.


















c'est du grand n'importe quoi comme chaque fois qu'il y a une pression des écolopoliticos







