Loire
Ce fleuve de deuxième catégorie piscicole a une longueur totale de 1012 km, dont 87 s'écoulent dans notre département.
D'une largeur moyenne de 300 à 350 mètres, la Loire est le dernier fleuve sauvage d'Europe, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Si la Loire est endiguée par deux levées, elle conserve un espace
important de divagation entre ces deux remparts ce qui lui permet
d'offrir un paysage composé d'îlots, de grèves sableuses et de
multiples bras du fleuve.
Les
confluences avec certains affluents comme la Cisse, la Bresme,
constituent d'excellentes zones de refuges lorsque les niveaux de la
Loire montent.
Ces
dernières années, dans le cadre du Plan Loire Grandeur Nature,
plusieurs frayères ont été restaurées pour améliorer les conditions de
reproductions des brochets en particulier.
Le peuplement piscicole de la Loire est composé de plus de 20 espèces, dominé par les cyprinidés d'eaux vives (et plus particulièrement de barbeaux fluviatiles, chevesnes, goujons, hotus, spirlins et vandoises) et de cyprinidés d'eaux calmes (brèmes, carpes, ablettes, gardons, tanches, bouvières).
Les carnassiers sont bien représentés avec les anguilles, sandres, perches communes et silures.
Pour
ce qui concerne les brochets, l'enfoncement du lit de la Loire a
engendré un dysfonctionnement de ses zones de reproduction (d'où leur
restauration) ce qui explique sa présence plus diffuse.
Ce cours d'eau est emprunté par de nombreux poissons migrateurs et plus particulièrement le saumon atlantique et la truite de mer qui sont interdits à la pêche. On note également des remontées conséquentes d'aloses, de lamproies, de mulets mais de moins en moins d'anguilles.
Le Cher
Ce cours d'eau de deuxième catégorie piscicole a une longueur totale de 368 km, dont 52 s'écoulent dans notre département.
D'une
largeur moyenne de 80 mètres, le Cher est une rivière canalisée en
amont de Tours par une succession de barrages tous les 5 km en moyenne.
La partie aval est endiguée et influencée par deux ouvrages liés à
d'anciens moulins.
Tous les ouvrages sont accompagnés de réserves de pêche en aval (cf. cartographie).
Le
milieu est donc relativement uniforme avec toutefois, ces dernières
années, un éclaircissement de l'eau et un accroissement de la
végétation aquatique qui diversifie les habitats pour la faune
aquatique et les poissons en particulier.
Le peuplement piscicole du Cher est dominé par les espèces d'eaux calmes (ablettes, brèmes, carpes, gardons et tanches). On note dans une moindre mesure des poissons d'eaux vives comme les barbeaux fluviatiles, les chevesnes, les goujons, les hotus ou les spirlins.
Pour ce qui est des carnassiers, les sandres, perches communes et silures
sont très bien représentés. Pour ce qui est du brochet, sa présence est
plus limitée compte tenu du déficit de zones de reproduction.
Le Cher est un axe migratoire plus particulièrement pour les truites de mer, anguilles, aloses, lamproies et mulets. Les équipements des barrages pour assurer leur franchissement sont en cours.
Le Cher est un des cours d'eau les plus fréquentés du département compte tenu de sa grande accessibilité, avec des chemins qui le longent presque de façon continue.
Par
ailleurs, certains petits affluents comme le Filet ou le petit Cher se
prêtent très bien à la pêche de loisir, notamment au niveau des
confluences avec le Cher.
La vienne
Ce cours d'eau de deuxième catégorie piscicole a une longueur totale de 372 km, dont 50 s'écoulent dans notre département.
D'une largeur moyenne
de 110 mètres, la Vienne est une rivière encaissée dans sa partie amont
et constitue un vaste champ d'inondation naturel dans la zone aval.
D'un point de vue écologique, la zone aval est particulièrement
intéressante, avec ces îles boisées, grèves sableuses et bras morts. La
végétation aquatique est bien représentée. Pour ce qui est du substrat,
il est de plus en plus sableux de l'amont vers l'aval.
Il s'agit probablement d'un des cours d'eau le plus attractifs du département compte tenu de sa diversité, de son caractère sauvage et la présence de nombreuses frayères.
Ces dernières années, 6 sites ont d'ailleurs été restaurés, la plupart par la Fédération de pêche.
Pour ce qui
concerne les affluents, des parcours de pêche pour la truite sont
ouverts sur le Négron, la Veude, le Vivaron et le Basché (se renseigner
auprès de l'AAPPMA de Chinon)
Le peuplement piscicole de la Vienne est composé de plus de 20 espèces piscicoles, dominé à parts égales par les cyprinidés d'eaux vives (et plus particulièrement de barbeaux fluviatiles, chevesnes, goujons, hotus, spirlins et vandoises) et de cyprinidés d'eaux calmes (brèmes, carpes, ablettes, gardons, rotengles, tanches, bouvières).
Les carnassiers sont bien représentés avec les anguilles et perches communes qui dominent, suivis des sandres, brochets et silures.
Ce corridor est emprunté par de nombreux poissons migrateurs et plus particulièrement du saumon atlantique et de la truite de mer qui sont interdits à la pêche. On note également des remontées conséquentes de lamproies, d'anguilles et de mulets et, dans une moindre mesure d'aloses.
Pour ce qui est de l'accessibilité, on note de nombreux chemins qui mènent au cours d'eau.
La Creuse
Ce cours d'eau de deuxième catégorie piscicole a une longueur totale de 225 km, dont 56 s'écoulent dans notre département.
D'une
largeur moyenne de 70 à 80 mètres, la Creuse est une rivière encaissée
qui présente une bonne alternance de zones de profonds, de plats et de
rapides.
Le substrat est caillouteux, voire constitué de blocs ou de dalles.
La végétation aquatique est par endroits luxuriante.
La diversité des écoulements, la bonne sinuosité du cours d'eau et l'abondante végétation aquatique permet à la Creuse d'offrir des habitats favorables à la plupart des espèces de deuxième catégorie piscicole.
Le peuplement piscicole de la Creuse compte plus de 20 espèces de poissons, dominé par les espèces d'eaux vives (barbeaux fluviatiles, chevesnes, goujons, spirlins) et d'eaux calmes (ablettes, brèmes, carpes, gardons et tanches).
Pour ce qui est des carnassiers, les sandres, perches communes et silures sont bien représentés alors que les brochets sont plus rares compte tenu du déficit naturel de zones de reproduction.
La
Creuse étant limitrophe avec le département de la Vienne, certains lots
de pêche (B1 - B2) sont gérés par des A.A.AP.P.M.A. de ce département.
L'Indre
Ce cours d'eau de
deuxième catégorie piscicole du domaine privé a une longueur totale de
276 km, dont 126 s'écoulent dans notre département.
D'une largeur moyenne
de 20 à 30 mètres, cette rivière est cloisonnée par de nombreux
moulins. Les vitesses d'écoulement sont faibles et le substrat est fin
(argile à sable). La végétation aquatique est conséquente ce qui favorise les conditions d'accueil des poissons.
Les bras morts ou fossés sont relativement nombreux ce qui conduit à une bonne reproduction piscicole. A ce sujet, la Fédération de Pêche a mené quelques actions de restauration de frayères lors des 10 dernières années.
Bon nombre de petits affluents présentent des potentialités pour les truites fario dont le ruisseau de Battreau (géré par l'AAPPMA de Monts) ou le Jolivet (géré par l'AAPPMA de Saché) qui font l'objet de déversements de truites.
Le peuplement piscicole de l'Indre est composé principalement de cyprinidés d'eaux calmes (brèmes, carpes, ablettes, gardons, ables de Heckel, tanches, rotengles). Les cyprinidés d'eaux vives sont également bien représentés (plus particulièrement par les chevesnes et goujons).
Les carnassiers sont composés d'anguilles, perches communes, sandres et silures.
Pour ce qui est du brochet, l'habitat de l'Indre et ses zones de
reproductions lui assurent une place de choix dans le cortège d'espèces
piscicoles.
L'Indrois
Ce cours d'eau de deuxième catégorie piscicole a une longueur totale de 56 km, dont 48 s'écoulent dans notre département.
L'amont
de l'Indrois, jusqu'à la confluence avec la Tourmente se caractérise
par une faible largeur (4 m) et une lame d'eau souvent inférieure à 1
mètre.
La
partie aval présente une largeur de 8 à 10 mètres et des profondeurs
marquées liées aux moulins. La rivière est assez sinueuse, et
cloisonnée par le plan d'eau de Chemillé/Indrois, géré par la
Fédération de Pêche.
Pour
ce qui est des affluents, on peut mentionner l'Olivet et la Tourmente.
Pour ce dernier, des parcours de pêche sont accessibles aux pêcheurs
(se renseigner auprès de l'AAPPMA de Villeloin Coulangé).
Le
peuplement piscicole de l'Indrois est quant à lui dominé dans la partie
amont par les cyprinidés d'eaux vives (plus particulièrement par les barbeaux fluviatiles, chevesnes, hotus, vandoises et goujons).
D'amont en aval du cours d'eau, les cyprinidés d'eau calmes (ablettes, brèmes, gardons, tanches, ables de Heckel) sont de plus en plus prépondérants dans le peuplement piscicole.
Pour ce qui est des carnassiers, on note la présence d'anguilles, de brochets et de sandres alors que les perches communes dominent.
Pour la Tourmente, ses habitats lui permettent d'abriter des espèces accompagnatrices de la truite fario (chabots, loches franches et vairons) et des espèces d'eaux vives dominées par les chevesnes et goujons.
La Claise
Ce cours d'eau de deuxième catégorie piscicole a une longueur totale de 78 km, dont 32 s'écoulent dans notre département.
D'une largeur moyenne
de 12 mètres, ce cours d'eau est cloisonné par de nombreux ouvrages
souvent liés à la présence de moulins. Seule la zone médiane est peu
influencée.
Les écoulements sont lentiques et les herbiers aquatiques sont très bien représentés ce qui favorisent les habitats pour les poissons.
Le peuplement
piscicole de la Claise est dominé principalement par les poissons
d'eaux calmes et plus particulièrement de gardons. On note également
une biomasse conséquente de brèmes et de carpes. Les poissons d'eaux vives sont bien représentés avec plus particulièrement les chevesnes, goujons, barbeaux fluviatiles et hotus.
Pour ce qui est des carnassiers, les sandres, les anguilles et perches communes dominent, mais les brochets et silures sont représentés.
L’Amasse
Ce
cours d’eau de deuxième catégorie piscicole du domaine privé a une
longueur totale de 24 km, dont 13 s’écoulent dans notre département.
D’une
largeur moyenne de 3 à 7 mètres, l’Amasse est une rivière encaissée,
cloisonnée par la présence de nombreux moulins dans la partie amont.
Dans sa partie aval, ce cours d’eau est influencé par l’agglomération Amboisienne.
Les écoulements sont relativement uniformes et la granulométrie des fonds est dominée par des limons ou du sable.
Le peuplement piscicole de l’Amasse est composé d’espèces d’eaux calmes (brèmes, carpes, gardons, rotengles et tanches) auquel viennent s’ajouter des poissons d’eaux vives (chevesnes et goujons principalement).
Les carnassiers sont dominés essentiellement par les perches communes.
L’Amasse a fait l’objet assez récemment de travaux d’entretien de la végétation
La Cisse
Ce cours d’eau de deuxième catégorie piscicole du domaine privé a une longueur totale de 70 km, dont 27 s’écoulent dans notre département.
D’une largeur moyenne de 15 mètres, il est cloisonné
par de nombreux moulins. Les vitesses d’écoulement sont faibles et le
substrat est fin (argile à sable). La rivière abrite une végétation
aquatique dense ce qui favorise les conditions d’accueil des poissons.
Le peuplement piscicole de la Cisse est composé de cyprinidés d’eaux vives (et plus particulièrement de barbeaux fluviatiles