par gigi le Ven 5 Mar 2010 - 15:25
Salut à tous,
Il n'existe pas une seule et unique façon d'amorcer, mais plusieurs techniques d'amorçages différentes qui vont varier les unes des autres en fonction des conditions de pêche rencontrées.
On n'aborde en effet pas de la même façon un étang, un canal, une gravière, un réservoir ou encore un grand lac de barrage.
D'autes facteurs entrent encore en ligne de compte comme par exemple la saison, la pression de pêche sur le site, la quantité et les espèces de poissons peuplant les eaux, mais aussi la quantité de nourriture naturelle en présence sur les lieux.
Ainsi pour être plus concret, un amorçage classique(graines et pellets déposés en grosse quantité entre deux repères situés entre 60 m et 100 m de la berge) dans un plan d'eau très pêché, en plein coeur de l'été dans 3/4 m de fond aura peu de chance d'occasionner plusieurs départs car les carpes éduquées de ce plan d'eau vont fuir cet amorçage massif qu'elles associeront sans peine à un piège. D'autant plus qu'en cette période, la nourriture naturelle est abondante et qu'elles trouvent facilement de quoi se nourrir dans leur environnement.
Par contre une canne déposée en plein milieu de quelques graines ou de particules très odorantes déposées à la fronde avec parcimonie en bordure d'un massif de nénuphars aura de grande chances d'intéresser des poissons tentant de s'abriter de la chaleur à l'ombre de leurs larges feuilles.
De même un amorçage "à l'assiette" déposé précisément sur un hot spot(en bateau) avec un simple appat + quelques demi-bouillettes enfilées sur un fil soluble sur cette mini tache de particules aurait eu bien plus de chance de séduire ces de carpes méfiantes.
Si un amorçage composée de farines et de graines telles que blé, maïs, etc. va irrésistiblement attirer brèmes, gardons et autres indésirables sur un poste, ne laissant aux carpes que quelques bribes de repas et réduisant les touches de carpes à peau de chagrin, l'association lupin/noix tigrée/pellets resistera beaucoup plus longtemps et aura donc eu bien plus de chance d'être encore présente sur le coup lors de la venue des carpes.
En cette saison une simple chaussette soluble remplie de particules odorantes et nutritives déposée au lever du soleil ou encore à la tombée de la nuit à proximité d'une roselière, près d'une branche ou d'un arbre mort immergé, ou bien encore à proximité d'un éboulis rocheux permettra certainement de séduire une belle carpe venue sur les lieux rechercher soit une écrevisse en goguette soit des dresseines et autres crustacés aquatiques accrochées ça et là.
Que dire encore d'un single bait de couleur fluo flottant ou allégé déposé en bordure dans quelques centimètres d'eau sur un lieu de passage supposé de carpes qui permettra sans autre amorce qui permet bien souvent de tromper une carpe en maraude attirée par cette bille colorée et odorante perdue au milieu de nulle part.
En ce qui concerne la pêche en rivière, c'est un peu la même chose, les fleuves et rivières de gros gabarit comme entre autres le Rhône, la Seine, la Garonne ou encore le Rhin (pour ne citer qu'eux) nécessitent des amorçages bien plus lourds que les petites rivières de plaine au débit lent et régulier qui sillonnent notre beau pays.
Je pense moi aussi que dans le deuxième cas de figure, les amorçages d'accoutumance tels que les a très bien décrit fafadu49 dans son post sont très efficaces pour peu que les conditions de pêches soient les mêmes durant les jours quiprécèdent la partie de pêche(attention aux variations de courant dus aux fiontes de neige en début de saison et aux lâchers de barrages.
De la même manière qu'en plan d'eau, c'est le cheptel en présence qui va déterminer le choix du contenu de l'amorce. Ainsi farines, maïs, blé, pois chiche etc. devront impérativement être évités si d'autres espèces sont omniprésentes et être remplacés par des bouillettes pures coupées en deux(pour ne pas rouler sur le fond, du frolic et des pellets, auquels on peut ajouter une bonne quantité de chènevis dont la taille réduite et l'attraction exceptionnelle retiendront les carpes sur les postes jusqu'à ce qu'elles aient dévoré les dernières.
Les postes seront choisis avec réflexion et se situeront le plus souvent entre la veine du courant et les secteurs les plus calmes. Dans les alluvions qui s'y déposent, les larves et autres bestioles trouvent refuge et les végétaux un terrain favorable à leur croissance attirant et offrant aux carpes des zones de repos intéressantes à proximité desquelles nos cannes devront être déposées en priorité.
Pour résumer et au risque de me répéter, bien plus que la quantité, c'est la qualité et surtout la précision d'un amorçage qui va déterminer son efficacité.
gigi.